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Conseils pratiques aux voyageurs se déplaçant hors de nos frontières…

Ce chapitre concerne principalement les déplacements à l’étranger dans l’UE mais également à l’autre bout du monde. Plus facile d’organiser un week-end en Provence ou à Amsterdam que de programmer un voyage d’un mois en Asie ou en Amérique du Sud. Pour les habitués pas de problèmes, mais si pour vous c’est une première que de vous lancer à l’assaut du monde alors prenez quelques précautions avant de partir à l’aventure.

Quelques conseils pratiques s’imposent pour que cette dernière ne vire pas au cauchemar.

Les assurances à souscrire

Les frais engagés à l’étranger et liés à des difficultés rencontrées dans le pays d’accueil peuvent atteindre un montant conséquent. Afin de prévenir cette situation, il est recommandé de souscrire une assurance voyage avant tout déplacement.

Les titulaires de certaines cartes de crédit bénéficient automatiquement d’assurances voyage et maladie. Vérifiez avant le départ les conditions, restrictions et exigences relatives à ce type d’assurance.

Pensez à vous munir des informations et documents relatifs à votre assurance, à les communiquer à votre voyagiste et à en donner copie à un proche lorsque vous partez à l’étranger.

Assurez-vous que votre assurance comporte un numéro d’urgence joignable depuis l’étranger 24h/24 et dispose de correspondants administratifs et médicaux dans le pays dans lequel vous voyagez. Il est indispensable de posséder les coordonnées de ces différents correspondants avant d’entreprendre tout voyage lointain.

Il est nécessaire de prévoir la prise en charge des frais d’évacuation éventuelle par une compagnie d’assurance domiciliée en France. Cette assurance doit inclure toute prestation relative au secours en montagne, notamment une évacuation en hélicoptère, compte tenu du coût élevé de telles opérations.

La prise en charge par l’assurance doit impérativement commencer à la demande d’évacuation et non à l’arrivée à l’hôpital le plus proche, pour permettre éventuellement un héliportage jusqu’à cet hôpital.

La vérification des clauses prévues dans le contrat doit faire l’objet d’une attention toute particulière.

En cas de maladie ou d’accident grave, l’ambassade ou le consulat de France du pays dans lequel vous vous trouvez ne prend pas en charge les frais liés à ces événements. Ceux-ci restent entièrement à votre charge ou à celle de votre organisme d’assurance.

D’une manière générale, il est vivement conseillé de lire attentivement les clauses de ces assurances, notamment en matière de frais couverts et de plafond de dépenses. Il est également nécessaire de vérifier que votre police n’exclut aucun pays ou aucune région où vous avez l’intention de voyager.

Vérifiez que votre agence de voyage ou tour-opérateur dispose d’une garantie et d’une assurance, telle que proposée par l’APST (Association professionnelle de solidarité du tourisme) ou autre assisteur.

 

Votre Argent

Vérifiez que vous disposez de moyens de paiement suffisants (liquidités, chèques de voyage, carte de crédit…) pour couvrir vos frais de séjour et votre retour.

Pour toute entrée ou sortie de France de sommes, titres ou valeur d’un montant égal ou supérieur à 10.000 euros, vous devez établir une déclaration préalable au bureau des douanes.

Utilisation de la Carte bancaire

La carte de paiement est aujourd’hui un moyen de paiement accepté dans la plupart des pays du monde. Aussi, il n’est pas nécessaire, dans la majorité des cas, de transporter d’importantes sommes d’argent liquide. En cas de besoin, vous trouverez des distributeurs automatiques dans la plupart des aéroports et des grandes villes. Néanmoins, le montant des retraits par carte bancaire est limité à une certaine somme par jour et par semaine. Renseignez-vous auprès de votre banque avant le départ.

En cas de perte ou de vol d’une carte de paiement, vous devrez contacter votre établissement bancaire dans les plus brefs délais afin de faire opposition.

Différentes cartes de paiement proposent un service d’assistance médicale à l’étranger Avant de partir, renseignez-vous sur les garanties dont vous disposez auprès de votre établissement bancaire.

En paiement comme en retrait, l’utilisation de la carte est aussi sécurisée au sein de la zone Euro qu’en France. Le règlement s’effectue de la même façon dans la majorité des pays européens : vous insérez votre carte dans le terminal de paiement et vous tapez votre code confidentiel à l’abri des regards.

Dans un certain nombre de pays hors zone euro, vous pouvez payer ou retirer des espèces comme vous le feriez en France. Pour certaines destinations, comme les Etats-Unis, la méthode peut cependant varier. Par exemple, pour le paiement, il vous est demandé d’apposer votre signature sur le reçu au lieu de composer votre code confidentiel sur le lecteur de carte. Pour le retrait, le fonctionnement est souvent similaire à un retrait en France.

Hors zone Euro, des frais bancaires s’appliquent, ceux-ci varient en fonction des banques… Renseignez-vous auprès de votre établissement bancaire avant de partir.

Petit lexique pour utiliser le distributeur automatique en langue anglaise

Si la langue française n’est pas disponible à un distributeur automatique, vous pouvez sélectionner l’anglais. « Retrait » se dit alors « withdrawal ». S’il vous est demandé de choisir entre retirer de l’argent d’un « checking account » (compte courant), d’un « credit account » (compte crédit) ou d’un « saving account » (compte épargne), choisissez « checking account ». Entre une opération de débit ou de crédit, sélectionnez « débit ». Indiquer le montant (« amount ») souhaité et validez (« enter »)… En cas d’erreur, le seul risque est que la transaction soit refusée.

Transfert d’argent

Vous pouvez vous retrouver à court d’argent lors d’un séjour à l’étranger (liquidités ou carte de crédit perdues ou volées, carte de crédit rejetée…). L’ambassade ou le consulat de France n’ont pas la possibilité de vous consentir une avance d’argent.

Des solutions rapides et sûres pour envoyer ou vous faire envoyer de l’argent existent. Vous pouvez vous adresser par exemple à ces deux organismes :

Western Union

Pour les transferts en ligne : www.westernunion.fr

MoneyGram

Pour les transferts en ligne : www.moneygram.com

En dernier recours, vous avez la possibilité de transférer une somme d’argent par l’intermédiaire de l’ambassade ou du consulat le plus proche ; il s’agit d’un transfert par voie de chancellerie. Celui-ci peut exiger un délai de 3 jours ouvrés.

Documents d’identité et visas

Vérifiez les documents de voyage requis (carte nationale d’identité, passeport, visa) pour l’entrée et le séjour dans votre pays de destination auprès de l’ambassade et du consulat de ce pays en France. S’agissant du passeport, certains pays exigent une validité minimum.

Au sein de l’Union européenne (UE), la carte nationale d’identité en cours de validité est suffisante pour voyager. Hors UE, la plupart des états exigent un passeport valide plusieurs mois après la date prévue de retour en France. Adressez-vous en temps utile à votre préfecture pour son renouvellement éventuel.

Pensez à conserver, à votre domicile, la photocopie des documents que vous emportez (en cas de perte ou de vol à l’étranger) et à vous munir d’au moins 2 photos d’identité.

Pour plus de sécurité, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous recommande de stocker ces documents sur le site mon.service-public.fr. Ce portail permet de créer en quelques clics un espace de stockage personnel, gratuit et confidentiel, accessible sur internet 24h/24. En cas de vol ou de perte de vos papiers d’identité, vous pourrez télécharger ces pièces et faciliter la preuve de votre identité où que vous soyez dans le monde.

En cas de perte ou vol du passeport ou de la carte nationale d’identité lors d’un séjour à l’étranger, vous devez, en tout premier lieu, en faire la déclaration aux autorités locales de police. A partir de cette déclaration, l’ambassade ou le consulat de France pourra établir, selon les cas, un laissez-passer ou un passeport d’urgence. Attention cette formalité est payante et nécessite un délai.

Ne voyagez pas avec un passeport qui a été déclaré perdu ou volé, même si vous l’avez retrouvé après votre déclaration. Vous risquez de vous voir refuser l’accès au pays de destination par les autorités locales (interconnexion des bases de données).

Animaux de compagnie

De manière générale, ne comptez pas partir à l’étranger avec votre animal de compagnie de manière impromptue : il faudra d’abord vous renseigner auprès de l’ambassade du pays de destination plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance. Demandez quels sont les papiers à présenter à la douane, les vaccinations obligatoires et les certificats de santé nécessaires, tout en sachant que certaines inoculations sont exigées jusqu’à 6 mois à l’avance. Sachez que certains pays empêchent l’entrée des animaux sur leur territoire et que d’autres exigent un permis d’importation.

Conduire une voiture sur place

Informez-vous sur les règles du code de la route local.

Munissez-vous des documents suivants :

Carte grise ;

Carte internationale d’assurance (renseignez-vous sur sa validité selon le pays où vous vous rendez) ;

Permis de conduire international (à demander à la préfecture ou à la sous-préfecture de son lieu de résidence) ;

Transport aérien

Liste noire européenne des compagnies aériennes

Afin de renforcer la sécurité en Europe, la Commission européenne – en concertation avec les autorités des États membres chargées de la sécurité aérienne – a décidé d’interdire l’exploitation dans l’espace aérien européen des compagnies aériennes jugées peu sûres.

Vous pouvez consulter la liste communautaire des compagnies aériennes qui font l’objet d’une interdiction d’exploitation dans l’UE sur le site de la Commission européenne.

Mesures de sûreté pour les passagers

Suite à la mise en place des mesures de sûreté sur les liquides en cabine, il est conseillé d’éviter tout liquide dans votre bagage à main afin de faciliter votre passage au poste de sûreté.

Si vous souhaitez tout de même apporter certains produits liquides avec vous, ils devront être présentés dans un sac en plastique transparent fermé, d’un format d’environ 20 cm sur 20 cm, et vos flacons et tubes ne devront pas dépasser 100 ml maximum chacun.

Vérifiez également que vous n’emmenez pas d’objets interdits en cabine et en soute. La liste des produits prohibés en cabine ou en soute sont généralement affichés sur les sites des différentes compagnies.

Souvenirs et Contrefaçon

L’achat de produits contrefaits est sanctionné en France (délit pénal) comme dans les pays de l’Union Européenne et de nombreux pays étrangers.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international déconseille formellement l’achat de produits contrefaits lors de séjours à l’étranger.

Une marchandise contrefaite présente les caractéristiques suivantes :

– elle est généralement liée au crime organisé et aux réseaux de travail clandestin et d’immigration illégale ;

– elle nuit au développement durable en marginalisant les produits artisanaux locaux au profit de copies importées ;

– elle est fréquemment liée à l’exploitation humaine (absence de législation du travail, travail forcé, travail des enfants) ;

Les produits contrefaits échappent à toute norme de sécurité et à tout contrôle de qualité. Ils peuvent s’avérer dangereux pour la santé (risques d’allergies ou d’intoxication) et la sécurité, ce qui est notamment le cas des contrefaçons de médicaments, de boissons, de parfums et cosmétiques, de pièces automobiles et de jouets pour enfants.

Sur le plan juridique

La présence de produits contrefaits sur des marchés ou dans des boutiques peut vous donner l’impression que ces produits sont tolérés voire acceptés. Ce n’est généralement pas le cas et vous pouvez encourir des sanctions pénales en achetant ces produits de bonne foi.

Des contrôles réguliers sont effectués aux ports et aéroports internationaux d’arrivée en France. Si vous détenez des contrefaçons, deux types de procédures peuvent être engagés contre vous (les sanctions correspondantes pouvant être cumulatives, si le nombre de produits détenus est important) :

Procédure douanière : les marchandises contrefaisantes sont saisies puis détruites. L’amende encourue est fonction du nombre d’objets détenus et calculée (selon la valeur authentique) des produits saisis. A noter que l’intervention de la douane est possible au premier objet de contrefaçon, même s’il s’agit d’un objet porté. Il appartient au voyageur de justifier de l’origine licite de ce qu’il transporte ;

Procédure pénale : dans les mêmes circonstances que ci-dessus, la peine encourue est de 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende, soit une sanction similaire à celle retenue pour le vol. La contrefaçon est donc un délit justifiant, si nécessaire, la garde à vue de la personne impliquée, la possibilité d’utiliser à son encontre les modes de comparution rapides devant la justice et, en cas de condamnation, l’inscription de celle-ci au casier judiciaire.

Mais pas de panique, tant que vous ne transportez pas 10 kilos de cocaïne dans vos bagages vous ne risquez pas de vous retrouver au fond d’une geôle humide infestée de cafards…

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